Dans un contexte de montée inquiétante des actes antisémites en France, Arthur, l’animateur star de « Vendredi tout est permis », a marqué les esprits par son émouvante intervention à l’Élysée. Le 2 avril 2025, le président Emmanuel Macron lui a remis le prestigieux prix Jean-Pierre Bloch pour son engagement sans faille contre le racisme et l’antisémitisme.
Une distinction honorifique aux allures d’avertissement
La cérémonie, organisée en présence de Brigitte Macron, a également honoré l’humoriste Sophia Aram. Ce prix de la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) récompense traditionnellement des personnalités engagées dans la lutte contre les discriminations.
« Nous faisons face à une vague inédite d’antisémitisme depuis le 7 octobre 2023 », a déclaré le président Macron en préambule. Un constat amer qui donne tout son sens à cette distinction.
Le discourage poignant d’Arthur
Loin de l’image du divertisseur qu’il cultive à la télévision, Arthur (de son vrai nom Jacques Essebag) a livré un témoignage personnel et déchirant :
« Comme tous les juifs de France, je vis désormais avec une peur qui ne me quitte plus. Pas une peur abstraite, une peur intime, une peur qui vous réveille la nuit… »
Le compagnon de Mareva Galanter et père de trois enfants a poursuivi avec une mise en garde solennelle :
« Je ne suis pas un héros. Je suis juste un homme, un père, un citoyen, un Français, un juif et tant qu’il me restera une voix, je ne me tairai pas. »
Un engagement qui dépassé le divertissement
Depuis les attaques du Hamas en octobre 2023, Arthur n’a cessé de prendre position sur les réseaux sociaux et dans les médias, dénonçant notamment le silence d’une partie du milieu artistique. Son discours à l’Élysée marque un tournant dans son engagement public.
Cette distinction intervient alors que la France enregistre une hausse alarmante de 284% des actes antisémites en 2024 selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.